Baromètre de la digitalisation des Fédérations Françaises – Le bilan

La publication de la première édition du baromètre de la digitalisation des fédérations sportives vient de s’achever. Quel bilan pouvons nous tirer de cette analyse de la stratégie de digitalisation des fédérations olympiques et non olympiques ? 

Voici quelques élements de réponse…

Vous le savez, le but des baromètres est de mesurer le plus objectivement possible des structures diamétralement opposées. 

C’est la principale difficulté de ce travail : comment mesurer une présence (ou d’une stratégie) digitale tout en tenant compte des spécificités de chaque structure ? Nous pensons qu’il est important de choisir une clé pour que la plus petite structure puisse lutter à armes égales avec les mastodontes de son secteur. 

Ainsi, la volonté de satisfaire sa communauté, quelle qu’elle soit, est le postulat de départ de ce baromètre. Pourquoi ? Parce que seuls les outils digitaux peuvent assurer une interaction quotidienne avec une communauté et ainsi “garder le lien” mêmes les jours sans “moments forts” (matchs, compétitions,…).

Par exemple, vous êtes passionné(e) d’un sport ? Vous l’êtes probablement tous les jours de l’année. Dès lors, vous êtes certainement intéressé(e) pour avoir votre “dose quotidienne” d’instants marquants ou de performances d’athlètes majeurs de la discipline sur vos écrans. 

Vous êtes pratiquant ? Vous recherchez certainement des informations pour améliorer vos performances, vérifier votre classement ou anticiper votre planning de compétition.

Une forte disparité entre fédérations

Tout d’abord, il existe de fortes différences entre fédérations. C’est un fait. Et nous n’avons pas vocation à comparer ou juger des ressources à disposition pour développer la communication, le marketing ou le digital dans chaque structure. Pour autant, le digital semble être un axe de développement pour la majorité des fédérations. Avec des résultats divergents.

Prenons l’exemple des fédérations peu connues (dont leur score de notoriété est inférieur à 50). Certaines ont souhaité intégrer de nouvelles plateformes de communication sans communiquer continuellement et de façon différenciée sur l’ensemble d’entre elles. C’est une erreur ! La stratégie digitale doit être intégrée à la stratégie de communication de la structure. Et par extension, la “digitalisation” doit s’intégrer à la stratégie marketing de la structure. Ainsi, aller sur le nouveau réseau social tendance simplement pour être le premier ne doit pas être envisagé. Sauf si ce projet s’accompagne d’un raisonnement et de ressources continue à moyen terme !

De même, plusieurs fédérations ont la volonté d’utiliser les réseaux sociaux pour interagir avec leur communauté (sympathisants, pratiquants ou partenaires). Or, certaines n’offrent pas ou peu de moyen d’entrer facilement en contact avec celles-ci. C’est aussi une erreur ! Comment ambitionner de convaincre des nouveaux publics sans prendre le temps de les informer, rassurer et de les considérer ?

Des exemples à suivre

Evidemment, plusieurs fédérations considèrent le digital comme un axe majeur et disposent de ressources suffisantes pour mener à bien leurs projets. Quand les astres sont alignés, c’est souvent plus simples !

Que ce soit pour améliorer la navigation sur leur site internet ou mettre en avant des plateformes digitales via des contenus qualitatifs, certaines fédérations ont su répondre aux attentes de leur communauté.

Par exemple, la Fédération Française de Tennis a optimisé sa page Facebook pour proposer de nombreuses possibilités à ses suiveurs : vidéos à la une, produits phares de la boutique, prochains évènements. Tout l’univers de la FFT est réuni dans sa page Facebook.

C’est dans cette optique que la Fédération Française de Rugby a très récemment amélioré son site internet. L’objectif ? Enrichir l’expérience de navigation de l’utilisateur “passionné”, qu’il soit pratiquant ou non de la discipline.

Concernant les contenus, le succès de la Fédération Française de Football sur les réseaux sociaux confirme qu’une stratégie de contenu pertinente (certes aidée par des résultats sportifs) peut être très efficace. Outre la FFF, la stratégie de la Fédération Française de Handball est intéressante à plusieurs égards.

Faut-il être une “grosse” fédération pour avoir une stratégie de contenu pertinente ?! Demandez à la Fédération Française de Montagne et d’Escalade, qui propose des reportages long format via son site Grande Voix. Ce contenu qualitatif n’est ni une newsletter, ni un e-magazine mais offre un angle inédit. Et surtout met en lumière les disciplines, compétitions et athlètes de la fédération. 

Des ambitions certaines et les enjeux de demain

Ce dernier exemple nous le montre, les fédérations ont la possibilité, qu’importe leurs ressources, d’adopter des pratiques digitales optimisées.

Et c’est tout l’intérêt du digital. Ce n’est ni un eldorado, ni un mirage. Le digital reste “simplement” un outil pour atteindre des objectifs de communication et de marketing. Et bonne nouvelle, les fédérations (comme une majorité des équipes étudiées lors du baromètre des clubs de sport français) l’ont compris.

Dès lors, il est essentiel de continuer à développer une stratégie digitale, en tenant compte des rapides évolutions du secteur (Faut-il par exemple investir dans TikTok ?). Et, à l’approche de Paris 2024, il est primordial de songer aux questions suivantes :

  • Faut-il coordonner sa stratégie de communication digitale avec des ambassadeurs (sportifs de haut niveau) ou des influencers ?
  • Doit-on parler uniquement aux passionnés ou approcher de nouveaux publics ?
  • Doit-on collecter des informations sur les membres de la communauté ? Si oui, comment et pour quelles réutilisation ? 

L’ensemble de ces questions doivent être considérées rapidement (et pas seulement parce qu’elles seront analysées dans les prochaines éditions du baromètre de la digitalisation !).

Nous pouvons aiguiller votre réflexion sur les problématiques digitales. 

N’hésitez pas à nous contacter pour évoquer ces sujets ou obtenir davantage d’informations sur le baromètre ou le score de votre fédération.

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