Goal / No Goal #2 – Alex Morgan X Nike

Goal / No Goal


Cette rubrique propose, sous forme de brève, les bons (goal) et mauvais exemples (no goal) d’utilisation des plateformes sociales digitales (médias ou réseaux sociaux).

Le Pitch

Alex Morgan, l’une des plus iconiques footballeuses de sa génération, vient d’officialiser sa grossesse sur ses réseaux sociaux.
Trois photos accompagnement sa publication. 

Deux photos avec Servando Carrasco, et une troisième photo, symbolisant cette bonne nouvelle. L’objet de ce goal/no goal, c’est cette photo, celle qui montre des mini chaussures. Ces chaussures sont des Nike.

La Decisión

L’initiative semble osée. Intégrer un sponsor à un évènement si important dans une vie (c’est le premier enfant du couple) est … original (de notre point de vue latin).

Pour autant, avec un peu de recul, Alex Morgan reste libre d’associer cette annonce à un sponsor. Elle est libre de l’annoncer publiquement de cette façon. Ce n’est finalement pas une “intrusion” dans sa vie privée, mais une annonce publique.

Dans une logique purement commerciale, le partenariat est efficace : une publication de la sorte génère énormément de bruit, et associe la marque à un évènement positif.
Pour Nike, c’est doublement intéressant, puisque la marque promeut, indirectement, le droit d’une sportive à être une femme et à s’épanouir dans sa vie privée. C’est une revendication, qui fait écho aux prises de position avec Colin Kaepernick ou Serena Williams.

It's a goal

Goal achieved!

L’annonce a suscité énormément de réactions, sur les réseaux sociaux, et ailleurs, puisque la publication, a été reprise par de nombreux médias (people, sportive).
 
La quasi majorité des réponses sont positives. 
Le tweet a généré 20 fois plus d’engagement (score OSD : 168) et  le post Instagram, quasiment 5 fois plus de commentaires (pour le moment).

Le point de règlement

Plutôt usuel en Amérique du Nord, le placement de produit associé à un instant de vie ou une émotion n’est culturellement pas accepté, en France. Il y’a, dans notre pays, un temps pour le business et les partenariats, et un temps pour l’émotion, les sentiments, la “vie privée” .

Pour un sportif français, cela reste inconcevable d’associer un évènement de vie à un partenariat commercial.

Par contre, pour un sportif étranger à dimension médiatique internationale, le placement de produit peut faire sens, si il reste discret, comme c’est le cas ici.

Retrouvez l’actualité du digital et des nouvelles technologies dans le sport sur Twitter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *